
LESBIENNE
"Girl-on-Girl", c’est la catégorie porno pensé pour des hétéros masculins dans laquelle le spectateur se projette mais sans mecs à l'écran. C'est plus un spectacle que le désir lesbien authentique.
Sauf que l’intimité queer n’est pas une performance publique !

FÉTICHISATION ≠ VISIBILITÉ
Être en top catégorie porno est-il vecteur de visibilité ? Faux.
Être réduite à un "kink" regardé par des hétéros, c'est déshumanisant. Les actrices lesbiennes sont castées pour des stéréotypes, pas pour leur vérité.
Résultat : les relations femme-femme deviennent un spectacle dont le succès se mesure au sex-appeal masculin, alimentant l'idée que ces corps sont "disponibles".
CODES PORNOTYPES
Le porno lesbien a son style, avec une esthétique mainstream tournée vers la visibilité. Ce mainstream normalise une image figée qui dessert sa communauté, et normalise le harcèlement subit par la communauté queer.
Les relations lesbiennes sont invisibilisées et hyper-sexualisées (porno pour hétéros).
Aucune autre orientation ne subit ça :
porno gay = pour gays,
porno hétéro = pour hétéros,
porno lesbien = pour hétéros masculins.
On a donc un fort déséquilibre structurel.


SUCCÈS HÉTÉRO EXPLIQUÉ
Ce succès s’expliquerait par l’absence rival mâle. Pornhub confirme que la catégorie "Lesbian" est n°1 aux USA depuis 2014. Le marketing et les algorithmes assurent le carton de la catégorie.
DÉCONSTRUCTION FINALE
Fétichiser les lesbiennes = contrôle patriarcal et transformation du désir authentique en une vidéo de 8 minutes.
Mais certaines créatrices queer montrent la voie : du porno lesbien par et pour les femmes, avec un plaisir réel, des corps vrais.
Et pour aller voir plus loin
